• on 14 février 2020

Savez-vous ce qu’est l’autonomie ?

L’autonomie est définie comme :

« la capacité, l’engagement et l’effort de subvenir aux nécessités spirituelles et temporelles de la vie pour soi-même et sa famille. « Lorsqu’ils deviennent plus autonomes, les membres sont aussi plus aptes à rendre service et à s’occuper d’autrui ».(manuel 2 , 6.1.1). Il existe trois enseignements qui peuvent nous aider à comprendre comment vivre selon les principes de l’autonomie.

Premièrement, l’autonomie est un commandement essentiel du plan du salut. Spencer W. Kimball a enseigné : « Le Seigneur commande à l’Église et à ses membres d’être autonomes et indépendants ». (D&A 78 : 13-14.) La responsabilité du bien-être social, émotionnel, spirituel, physique ou économique de chacun incombe en tout premier lieu à la personne elle-même, ensuite à sa famille et troisièmement, à l’Église, si elle en est un membre fidèle » (Enseignements des présidents de l’Église : Spencer W. Kimball, 2006, p. 116).

Deuxièmement, Dieu peut et va fournir à ses enfants justes le moyen de devenir autonomes. « Et j’ai l’intention de pourvoir aux besoins de mes saints, car tout est à moi. » (D&A 104 : 15).

Troisièmement, qu’il s’agisse de soucis temporels ou d’affaires spirituelles, tout a de l’importance pour Dieu (D&A 29 : 34). Si nous nous engageons à vivre l’Evangile plus complètement, nous pouvons devenir davantage autonomes temporellement et spirituellement. Dieter F. Uchtdorf a enseigné : « les deux grands commandements, aimer Dieu et notre prochain, sont une union du temporel et du spirituel. […] comme les deux faces d’une pièce de monnaie, le temporel et le spirituel sont inséparables. » (« Pourvoir aux besoins à la façon du Seigneur » – Liahona novembre 2011 – p.53)

Le programme d’accès à l’autonomie est dirigé par la prêtrise.

Les pieux de Sion sont des abris protégeant toutes les personnes qui y entrent. Le but du pieu est d’être une défense et un refuge « contre la tempête, et contre la colère lorsqu’elle sera déversée […] sur toute la terre ». (D&A 115 : 6)

Les pieux sont des lieux de rassemblement où les membres de l’Eglise peuvent œuvrer et se fortifier mutuellement, devenir unis, recevoir les ordonnances de la prêtrise et apprendre l’Evangile (Manuel 1, introduction). Le Seigneur a dit aux dirigeants de la prêtrise : « Je vous […] ai donné […] les clefs […] pour l’oeuvre du ministère et le perfectionnement de mes saints » (D&A 124 :143).

Dieter F. Uchtdorf a déclaré : « L’autonomie à la façon du Seigneur implique un équilibre entre de nombreux aspects de la vie, que ce soit l’instruction, l’emploi, les finances familiales ou la force spirituelle. […] Cela signifie que, dans une large mesure, vous allez devoir trouver par vous-mêmes ce qu’il faut faire. Chaque famille, chaque assemblée, chaque région du monde est différente ». (« Pourvoir aux besoins à la façon du Seigneur » Liahona – novembre 2011 p. 55).

Le programme d’accès à l’autonomie est un outil dont les présidents de pieu et les évêques peuvent se servir dans le cadre de leur responsabilité donnée par Dieu de s’occuper des pauvres et des personnes dans le besoin.

Retrouvez le programme d’accès à l’autonomie sur le site : https://churchofjesuschrist.org

Soeur Sordes est membre de la paroisse de Toulouse Concorde. Elle a été spécialiste de l’autonomie du pieu d’octobre 2017 à juillet 2019. Elle est maman de sept enfants et sept petits-enfants, professeure d’histoire et géographie et titulaire d’une maîtrise d’histoire moderne.

Le programme sur l’autonomie : une révélation d’amour pour tout le monde.

par Sylvie Sordes

« Car moi le Seigneur] j’ai l’intention de pourvoir aux besoins de mes saints » D&A 104 :15. Cette écriture est le leitmotiv du programme de l’Autonomie et elle m’a interpellée dès le début de mon appel à l’autonomie. Le Seigneur dans son amour pour nous, souhaite non seulement nous donner la possibilité de retourner en sa présence mais également comme une poule pour ses poussins, de pourvoir à nos besoins.

Ce programme inspiré m’a enthousiasmée par son ambition, les moyens mis en place, sa profondeur et les résultats obtenus. Il m’a donné l’occasion de me pencher sur les besoins de mes frères et sœurs…et sur les miens. Besoin de mieux connaître mon Sauveur, de fortifier mon témoignage et de développer mon autonomie émotionnelle et financière. Qui peut ne pas se sentir concerné ? L’Eglise est parfaite, les prophètes sont inspirés et ce programme en est une preuve de plus.

J’ai aimé servir dans cet appel au côté de frères et sœurs qui eux aussi découvraient les miracles rendus possibles par le fait de suivre ces deux mois de réunions hebdomadaires avec des objectifs à atteindre, la fraternité du groupe et des manuels tellement inspirants. Les instructions pour les animateurs des groupes d’autonomie sont : « vous n’avez pas besoin d’être un spécialiste, ni même un instructeur, suivez  le manuel  et le saint esprit sera l’instructeur. » et c’est tellement vrai. Bien sûr l’investissement en temps est réel mais les résultats dépassent ce que l’on apporte tout comme dans notre relation avec le Seigneur.

Je porte ce programme dans mon cœur comme une énième preuve de l’amour et des miracles que le Sauveur apporte dans nos vies pour peu que nous lui offrions un cœur et un esprit bien disposés. Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir eu ce privilège de connaître et d’aider à faire connaître les bénédictions de la participation aux groupes sur l’autonomie et je nous encourage tous  à accepter la main tendue du Sauveur pour intégrer davantage de bénédictions dans nos vies.

Le programme sur l’autonomie : un moyen de surmonter les difficultés du monde.

Par Anne Ayello

Spécialiste de l’autonomie de ma paroisse est le premier appel que j’ai eu début 2016, après mon retour à l’église en 2015. Je me suis toujours demandée si je serais à la hauteur et pourquoi Père Céleste avait fait appel à moi surtout que cela traite de bien des sujets dont je suis loin d’être une experte. J’avais bien des craintes mais mon évêque Stéphane Janda m’a beaucoup encouragée et soutenue.

Aujourd’hui je peux dire que je suis très contente de suivre et d’animer ce programme. Les réunions se déroulent en petits groupes, ce qui permet à chacun de partager sa compréhension, son expérience, ses réussites. Tous les échanges sont très enrichissants. Il y a des moments qui sont vraiment très forts. Tous ensemble on pouvait mieux se soutenir, s’aider et s’apprécier. Grâce aux échanges, on ressentait plus l’amour et le respect que nous avions les uns pour les autres.

Soeur AYELLO est membre de la paroisse de Toulouse Capitole. Elle a succédé à Sylvie Sordes en septembre 2019 en devenant la nouvelle responsable de l’autonomie du pieu. Jeune retraitée après une carrière dans l’imprimerie en tant que maquettiste OFFSET, elle s’occupe maintenant de ses 5 petits-enfants.

J’aime le fait de commencer les séances par une partie spirituelle. Cela amène l’Esprit aux leçons, notre cœur s’ouvre et nous avons une meilleure compréhension des choses. Puis nous abordons un thème précis de la leçon. Au cours de ces séances, on s’exprime et on se fixe des objectifs puis nous finissons par la méditation d’une écriture.

Bien sûr il y a des choses que je savais, mais que je ne mettais pas en pratique, ou mal. Le fait d’avoir pu y travailler ensemble, m’a permis d’appliquer ce qui est enseigné, d’en ressentir les bienfaits, tout en ayant une plus grande motivation pour y parvenir.

En fin de compte, une des plus grandes leçons que j’ai apprise sur mon appel de responsable de l’autonomie que ce soit au niveau de ma paroisse ou du pieu, c’est que l’élève c’était moi. Oui, à chaque fois les frères et les sœurs m’apportaient plein de connaissances, d’amour, de soutien, de partage et de bien d’autre choses que j‘ai emmagasinées dans mon esprit et surtout dans mon cœur. Au cours de ces séances, j’en suis toujours ressortie plus grande et plus forte.

Lors des ateliers et quel qu’en soit le thème, les participants m’ont tous dit combien ils avaient été heureux, qu’ils avaient ressenti l’Esprit et que cela les avaient bien aidé. Ces séances sont vraiment pour tout le monde : l’âge, l’ancienneté dans l’église, les connaissances que l’on possède, tout cela n’a pas d’importance, car on apprend à chaque fois et cela nous permet de progresser et de raffermir davantage notre témoignage.

Plusieurs membres m’ont envoyé leur témoignage en fin de sessions. C’est vraiment gratifiant et enrichissant de les lire, merci.

Mon témoignage s’est encore affermi. J’ai ressenti de la gratitude envers mon Père Céleste et je remercie la Première Présidence d’avoir mis en place un tel programme, c’est une réelle bénédiction. Il nous aide à surmonter les difficultés de ce monde en étant mieux organisé, mieux préparé, et cela en se rapprochant de notre Père Céleste et de Jésus-Christ, en faisant les choses à leurs manières et non à la manière du monde.

Mon souhait aujourd’hui en tant que responsable de pieu de l’autonomie, c’est que les évêques ou présidents de branches comprennent l’importance de mettre en application ces programmes, d’où l’importance d’appeler des responsables d’autonomie dans chaque unité et qu’ils les soutiennent dans leurs démarches.

Je remercie grandement Père Céleste de m’avoir fait un tel cadeau, sa confiance m’honore et me pousse à vouloir faire encore mieux. Je ressens encore plus le besoin de magnifier mon appel.

C’est avec tout mon amour que je vous laisse mon témoignage sur l’importance de suivre les séances d’autonomie. Au nom de Jésus-Christ. Amen

Témoignages

« Participer aux groupes d’autonomie m’a permis de découvrir et d’appliquer douze discussions qui ont aidé à accroître ma foi et à connaître une façon pratique de partager l’Evangile ainsi qu’à acquérir  des principes d’autonomie financière tout en ayant de joyeux échanges entre frères et sœurs.

Ces programmes d’autonomie sont très inspirés, nous aident à faire face aux défis de la vie et nous apportent la joie. Cela vaut la peine du sacrifice de temps que cela demande.

Un grand Merci à tous ceux et celles qui ont participé à l’élaboration de ces manuels de qualité. »

Annie Guerra de la paroisse de Montpellier

« Ce qui m’a plu dans les groupes d’autonomie étaient les vidéos proposées, les discussions, les partages d’expériences qui m’ont permis de mieux connaître les participants des groupes. Un plus grand lien fraternel s’est créé ainsi qu’une meilleure communication familiale par rapport aux finances. »

Daniel Guerra de la paroisse de Montpellier

« C’est pourquoi, en vérité, je vous dis que pour moi toutes les choses sont spirituelles, et je ne vous ai jamais donné, en aucun temps, de loi qui fût temporelle, ni à aucun homme, ni aux enfants des hommes, ni à Adam, votre père, que j’ai créé. _ voici, je lui ai accordé d’agir par lui-même, et je lui ai donné un commandement, mais je ne lui ai pas donné de commandement temporel, car mes commandements sont spirituels ; ils ne sont ni naturels, ni temporels, ni charnels, ni sensuels. » D&A 29 : 34-35

Quand j’ai commencé le cours sur l’autonomie, c’est vraiment cette écriture qui m’est venue à l’esprit. Le Seigneur, veut vraiment que nous puissions progresser, sur tous les plans de la vie. En suivant le cours d’autonomie pour rechercher un emploi, j’ai pu mieux comprendre le sens du libre-arbitre et comment être plus autonome. Dans ce cours, j’ai eu envie d’être une meilleure employée dans l’emploi que j’occupais quoique précaire. Dans celui que j’ai maintenant, je suis encore poursuivie par le même désir. Je me demande toujours qu’est-ce que je peux apporter à mon entreprise ?

Cela m’a aussi permis de faire une introspection pour savoir que changer en moi. Je me rappelle une fois après l’un des cours avoir prié pour savoir comment je pouvais montrer à mes patrons que j’étais une employé dévouée Le Seigneur ne veut pas seulement que l’on connaisse les écritures, que l’on assiste à l’église. Il veut que ses enseignements nous servent dans tous les aspects de notre vie afin que nous puissions véritablement porter notre lumière plus haute. Je suis reconnaissante qu’une enseignante inspirée m’ait invitée à me dépasser en recherchant l’aide du Seigneur.  Son sacrifice est véritablement infini. Il nous bénit dans tous les aspects de la vie. »

Une membre de la paroisse de Toulouse Capitole

« Je reconnais avoir accueilli et répondu  avec enthousiasme à l’invitation de ce programme sur    l’autonomie, bien que je pensais être déjà sur le chemin. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai suivi ce cours d’autonomie. Le manuel, riche en commentaires divers à appliquer, était suivi d’un partage des tâches à accomplir chaque semaine.

Une vraie bénédiction aussi de bénéficier d’un complément d’aides visuelles, citations, histoires…. par Anne qui est toujours attentive à parfaire cet enseignement. Aussi nous avons bien regretté la fin de ce cours. Je m’y rafraichis en relisant ce cours et mon application est dans le quotidien car je veille à l’économie dans tous les domaines, du mieux possible.

C’est avec gratitude que j’évoque cette période d’enseignement. Je veux témoigner que ce programme sur l’autonomie qui se poursuit est vraiment inspiré, un outil précieux pour se sentir en sécurité dans la mesure où j’y obéis. J’éprouve de la gratitude pour tous ceux qui nous enseignent et nous aiment. L’application de ce cours inspiré rend plus libre, sécurise, dilate de meilleures dispositions, renforce constamment, j’en témoigne ».

Une membre de la paroisse de Toulouse Capitole

« J’ai eu la possibilité de suivre deux cours dans le cadre du programme sur  l’Autonomie.

Le premier : « ma fondation », avec quelques membres de la branche de Tarbes. Le second : « Les finances personnelles » avec quelques membres de la paroisse de Toulouse Capitole.

Je ne regrette pas le temps consacré à suivre ces deux formations. J’y ai appris des grands principes spirituels et matériels. Grâce à ces acquis que j’applique maintenant dans mon quotidien, je me sens plus sereine et j’ai l’impression de mieux gérer mon budget, ayant toujours à l’esprit, les objectifs que je me suis fixés. Je me suis rapprochée de mon Père Céleste en lui faisant davantage confiance.

Une petite surprise à laquelle je ne m’attendais pas : chaque cours suivi m’a permis de mieux connaître mes frères et soeurs grâce aux expériences partagées, à la fraternité qui nous unissait. Je me suis sentie proche de chacun d’eux parfois même jusqu’à la ‘’complicité ’’.

Je suis reconnaissante envers notre Père Céleste qui met à notre disposition, par l’intermédiaire de nos dirigeants, des programmes qui nous permettent de mieux vivre dans le monde actuel. Ces deux programmes m’ont fortifiée et m’ont permis de m’enraciner davantage sur le Roc de mon Sauveur. »

Une membre  de la paroisse de Toulouse Capitole.

« Cette formation est magnifique. Les sessions d’autonomie sont des cadeaux donnés du Ciel. Nous voyons à travers ces formations, la main de DIEU et son amour. Cette session que je suis et celle que j’ai déjà suivie m’apportent énormément tant sur le plan spirituel qu’organisationnel et dans ma vie familiale et professionnelle. Je sais que si chaque membre pouvait suivre ses sessions, il en serait grandement béni.

Ses sessions sont enrichissantes, elles m’ont permis de déceler mes erreurs, mes faiblesses, tant sur le plan professionnel que familial. Elles m’apportent une bien meilleure organisation et me permettent de grandir en sagesse et en organisation de mon temps, de mes priorités, de mes visions professionnelles. Je recommande à toute personne de les suivre, elle en  tirera un grand bienfait spirituel et temporel.

Je remercie le Seigneur de m’avoir inspiré à les suivre et je prie qu’il en fasse de même avec tous mes sœurs et frères qui en ont besoin. Je progresse régulièrement dans la gestion de mon temps, de mes activités professionnelles et familiales et aussi sur le plan spirituel où j’acquiers de nouvelles connaissances au fur et à mesure que j’avance. »

Un membre de la paroisse de Toulouse Capitole.

De caissière à clerc assermenté

Par Christine C.

Lorsque je suis arrivée à Toulouse, il y a de ce cela 20 ans, j’avais arrêté mes études de droit à la fin de la première année et il m’a fallu trouver un emploi rapidement pour payer mes factures. J’ai donc travaillé comme hôtesse de caisse dans un supermarché pendant 3 ans, puis 3 autres années encore en tant que chef du rayon charcuterie/fromagerie.

Christine C. est membre de la paroisse de Toulouse Concorde

J’ai toujours travaillé dur et fait de mon mieux quel que soit l’emploi  exercé. Mais ce travail ne me plaisait pas. Chaque année qui passait je me disais qu’il fallait que je cherche ailleurs, que je change. Mais comment vivre et payer mes factures ? Je ne pouvais pas reprendre mes études. Physiquement j’étais épuisée et ma vie personnelle était compliquée. Je me voyais mal faire des cours du soir. J’ai quand même tenté de reprendre des cours de droit par correspondance. J’ai commandé les cours mais je n’ai jamais pu commencer à étudier. Et puis je suis tombée gravement malade, j’ai dû me faire opérer du ventre en urgence. J’ai failli mourir.  J’ai donc passé trois semaines à l’hôpital et un an et demi en arrêt maladie.

Comme j’aime beaucoup les animaux, j’ai payé une formation d’assistante vétérinaire, mais je me suis vite rendue compte que le diplôme n’était pas reconnu.  J’ai effectué une journée de stage chez un vétérinaire, l’ambiance était mauvaise et le travail ne m’a pas plu.

Mon arrêt maladie se terminant et ma formation d’assistante vétérinaire n’ayant rien donné de concret, il fallait que je reprenne mon ancien emploi au supermarché.

J’étais désespérée. J’en avais assez de faire quelque chose qui ne me plaisait pas, simplement pour payer les factures. Ma santé ayant été fragilisée, je ne pouvais plus travailler dans le froid toute la journée car cela me provoquait des crampes au niveau du ventre. Mais comment allions-nous faire ? Mon mari et moi avions subi pas mal de dommages financiers durant mon congé maladie. Aussi, j’ai décidé de ne pas reprendre mon travail. J’ai démissionné et comble de bénédictions, j’ai été indemnisée par Pôle Emploi.

En principe, on ne perçoit pas d’indemnités de chômage quand on quitte volontairement  son  travail mais j’ai écrit à Pôle Emploi pour expliquer que nous avions déménagé pour nous rapprocher du travail de mon mari. J’ai reçu une réponse positive et j’ai pensé que c’était vraiment l’occasion de faire une vraie formation. Pôle Emploi m’a proposé de participer à un atelier durant lequel j’ai pu identifier les organismes qui proposaient des formations qualifiantes et donc reconnues !

Je voulais vraiment reprendre mes études de droit depuis longtemps, de ce fait,  j’ai entrepris les démarches pour effectuer une formation de trois mois pour devenir assistante juridique. Il y avait un nombre limité de places et il fallait motiver sa candidature devant un jury. Comme j’avais déjà fait un an de droit cela m’a paru facile d’exprimer mes motivations et j’ai été retenue.

Lors de cette formation, nous avions des « journées de découvertes » à effectuer si possible chez un avocat, un notaire et un huissier de Justice afin de découvrir toutes les facettes de ces professions.

Aucun notaire n’a voulu me prendre. Je n’ai  fait que 2 jours chez un avocat et une journée chez un huissier de Justice. Mais chez ce dernier,  cela a été une véritable révélation. Je me suis tellement plue que je lui ai demandé de faire mon stage d’une semaine chez lui et il a accepté. J’étais tellement à l’aise que le dernier jour, on m’a demandé de remplacer une collègue à l’accueil. Mes collègues et l’huissier ont gardé mes coordonnées pour que je revienne chez eux en remplacement pour l’été, une fois  ma formation validée.

J’ai eu de très bonnes appréciations de ma responsable de stage, notamment une que je n’oublierais jamais disant que j’avais “la bonne humeur contagieuse”. Il est vrai que chez les huissiers de justice, l’ambiance de travail est souvent très pesante. Il faut savoir garder ses distances face aux problèmes que l’on doit gérer.

Par la suite, j’ai trouvé un poste au sein d’une autre étude toulousaine. Très rapidement, j’ai dû remplacer une collègue partie en congé  maternité. Je me suis retrouvée seule sur le poste. J’ai appris, j’ai géré et j’ai aimé !

Aujourd’hui, je suis clerc assermenté. Je prends cela très au sérieux car ma carte professionnelle bleue/blanc/rouge me confère la responsabilité  très importante de toujours dire la vérité. En étant assermentée, ma parole aura toujours plus de valeur que celle d’une autre personne devant l’autorité judiciaire. Je suis aussi maman d’un petit garçon. Je prends ces deux rôles très au sérieux car, que ce soit au sein de mon foyer quand j’enseigne ou dans mes activités professionnelles, il est attendu de moi de toujours dire la vérité et d’être honnête et droite. Quel peut être le meilleur exemple pour moi que mon Sauveur, Jésus-Christ, dans ma vie de femme, d’épouse, de mère, de sœur, et de clerc assermenté.

Je me souviens de la visite d’une amie chez mes parents quand j’avais 12 ou 13 ans et que je lui ai dit que je n’aimais pas mon prénom. Elle m’a alors répondu : « mais tu as le plus beau prénom qui soit car dans ton prénom CHRISTINE il y a CHRIST ! ».» Christine signifie disciple du Christ. En quelque sorte je suis assermentée par Jésus-Christ et cela a une plus grande valeur à mes yeux que d’être assermentée par l’État français.

Chers frères et sœurs, enfants, jeunes gens, jeunes filles, nous sommes tous assermentés par le Seigneur. Il nous appelle à vivre comme il a vécu, à servir comme il a servi, à donner comme il a donné, à aimer comme il a aimé et comme il nous aime, nous devrions tous avoir envie de faire les mêmes choses que lui, car après tout c’est lui qui nous a fait.

Visions de deux prophètes sur l’autonomie :

« Cela a toujours été un enseignement essentiel pour les Saints des Derniers Jours que la religion qui n’a pas le pouvoir d’apporter le salut temporel et qui ne rend pas prospère et heureux ici-bas, ne peut pas inspirer confiance pour le salut spirituel ni l’exaltation dans la vie à venir. »

Président Joseph F. Smith

« Là où la pauvreté est largement répandue parmi nos membres, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les en sortir, pour asseoir leur vie sur le fondement de l’autonomie qu’apporte la formation.

C’est l’instruction qui leur ouvrira des portes ».

Président Gordon B. Hinckley

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